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Alerte sur l’abattage de chênes verts centenaires !


Dans la zone des Sables de la Grange : iI a été choisi de privilégié le pin maritime au détriment des autres espèces.

On abat des chênes verts pour tenter de favoriser le renouvellement des pins par germination spontanée, à partir des graines tombées au sol, qui devraient repeupler le terrain.

Nous vous avions alerté sur l’abattage de chênes verts de toutes tailles, certains centenaires, effectué en 2018, et notre inquiétude sur la difficulté de repousse des pins (croissance 30cm en 5 ans), car les chênes coupés (croissance 1m en 5 ans) ont été aussitôt remplacés par fougères ou robiniers (croissance 2m en 1 an).

Pourquoi les chênes centenaires de la zone ont-ils été éliminés alors que conservés au Veillon ?


Le sous-sol du Veillon serait propice à la croissance des chênes verts alors que celui de la zone de la forêt de Jard ne le serait pas ?

Considérons le découpage géologique de la côte entre Château d’Olonne et Longeville :

- Le sous-sol est schisteux (avec des marnes jurassiques qui affleurent aux alentours du Veillon), jusqu’à la plage de la Mine.

Depuis celle-ci et jusqu’à la fin de la zone côtière de la communauté talmondaise, le sous-sol est calcaire.

- Le sous-sol schisteux, convient tout autant au chêne vert qu’au pin maritime.

- Le sous-sol calcaire, par contre, convient au chêne vert mais pas au pin maritime.


Ne serait-ce pas le chêne vert qu’on aurait choisi d’éliminer dans cette zone ?


Pourquoi avoir choisi de favoriser le pin maritime, au dépend du chêne vert, alors que personne ne nie le rôle fondamental de celui-ci pour le maintien de la dune comme frein à l’érosion du trait de côte et leur rôle de protection des pins lors de tempêtes ?

Pourquoi ne pas encourager la diversité des espèces ?

Depuis les coupes de l’an dernier et de cette année dans les zones où les chênes verts ont été coupés des pins sains et de haute taille tombent sous l’effet du vent, privés de la protection des chênes verts. Les vieux pins ont été abattus à l’exception de quelques-uns qui seraient censés repousser par germination spontanée.

Pour l’instant seuls des robiniers (faux acacias) s’épanouissent avec toutes leurs épines.

Qui voudrait d’une telle forêt dangereuse, car impénétrable comme au parking de la mine ?

La lutte contre les robiniers est néanmoins possible et parfois engagée par l’ONF : dans un secteur, au sud-est du parking de la Mine, les robiniers ont été repoussés suite à un mulchage, un soin a été apporté à chaque repousse de pins, soigneusement libérée des repousses éventuelles d’autres espèces.




Mais ce travail d’orfèvre couteux est-il envisageable à grande échelle et sera-t-il poursuivi dans le temps, ne va-t-on pas laisser repousser tout ce qui se présente ?

Il est notable de constater que dans beaucoup de zones, les robiniers commencent à prendre le pas sur les autres espèces.

Dans d’autres zones de la forêt précédemment coupées, les chênes verts sont déjà remplacés par des robiniers.

Les coupes ont créés les conditions propices au développement des robiniers, dont les graines, pour la germination, ont besoin de beaucoup de soleil !

Ces zones sont maintenant intégrées dans les cartes comme « zones de boisement de robiniers ». Ceux-ci présentent un intérêt commercial (bois imputrescibles à forte croissance), néanmoins, le risque d’incendie causé par leur frondaison impénétrable demeure …

Quels impératifs guident les plans de gestion ?

Sauvegarde du patrimoine ? objectif touristique (attrait du pin maritime) ? financier (chêne sacrifié comme bois de chauffage, robiniers comme bois de construction extérieure) ?

Devrions nous accepter comme inéluctable le changement de notre paysage forestier ? Ne serions-nous pas attachés aux chênes qui constituent le paysage forestier que nous apprécions ? Ne sont-ce pas les célèbres yeuses de la promenade vers la pointe du Payré qui attireraient, en foule, les touristes ?

A une époque où le réchauffement climatique n'est pas contestable, pourrait-on accepter la disparition progressive de la forêt ?

Quelles seront les conséquences sur l’arrière-pays s’il se trouve rapidement privé de la protection de la forêt littorale ?

Protégeons les arbres, ils sont notre oxygène : 1 hectare d’arbres consomme en moyenne en une année 25 tonnes de CO2, ce qui équivaut à la production de C02 pendant 25 ans d’une voiture, qui parcourrait en moyenne 10000 km/an.


Nous avons besoin de votre aide : signez notre pétition en ligne... !



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