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Mais un robinier ou faux acacia, qu’est-ce que c’est ?

Sous forme d'un jeu de questions-réponses, on vous explique tout sur le robinier et pourquoi il ne peut pas certainement pas remplacer les pins coupés!


Le robinier (faux acacia, qui lui vient d’Australie), vient d’Amérique du nord, il figure dans la liste noire des espèces indésirables de plusieurs pays et l’accentuation du réchauffement climatique lui est propice. Il perd son feuillage l’hiver, il pousse en buissons très serrés et son tronc et ses branches sont recouverts d’épines.

Peuvent-ils coexister avec d’autres espèces, chênes, pins ?

Le Conservatoire botanique national du Muséum national d'histoire naturelle, considère l'espèce comme « exotique envahissante avérée.

Sa croissance rapide, sa capacité de multiplication végétative importante (rejets de souche et système de racines), sa production abondante de graines toxiques, sa capacité à fixer l'azote atmosphérique et la toxicité de son bois et de ses feuilles en font une espèce pionnière compétitive capable de modifier profondément l’écosystème.

Vitesse de croissance :

- Un robinier : 2 mètres en 1 an.

- Un pin : 30 centimètres en 5 ans.

- Un chêne : 1 mètre en 5 ans.

La vitesse de croissance du robinier, lui permet d’envahir le terrain avant que les autres arbres puissent pousser. Ses graines peuvent germer très longtemps (jusqu'à 30 ans). Cependant, pour la germination, les graines ont besoin de beaucoup de soleil.

Autrement dit, les nouvelles coupes faites supposément pour favoriser la repousse des pins, sont des lieux idéaux pour la germination des robiniers !

Le Conseil de l’Europe a d’ailleurs encouragé la préparation d’un Code de conduite sur les forêts plantées et les arbres exotiques envahissants pour prévenir de nouvelles introductions et réduire, contrôler et atténuer les impacts négatifs liés à l’utilisation d’arbres exotiques envahissants dans les plantations (Brundu et Richardson, 2016).

Puisqu’il pousse rapidement et donc produit rapidement de l’oxygène pourquoi ne pas les laisser remplacer les arbres autochtones ?

L’absence de diversité est toujours nuisible, une espèce remplacée est une espèce amenée à disparaître. De plus cela induit un changement de la flore et de la faune de la forêt. Les lichens, par exemple, ne se développent pas sur son tronc.

Le robinier tue, non seulement le chêne vert ou caduc mais aussi le pin.


Une frondaison impénétrable de robiniers (faux acacias, recouverts d’épines), n’accroît-elle pas les risques d’incendie ?

Leur pousse en broussaille serrée et impénétrable accroît les risques.

Le robinier, aura-t-il le même rôle protecteur que la frange littorale de pins et de chênes pour les cultures et le bocage ?

C’est un arbre qui casse lors de vents forts.


Les pins et les chênes peuvent-ils reconquérir le terrain où poussent les robiniers ?

Le robinier possède un système de racines superficielles qui lui permet de s’étaler jusqu’à une fois et demie sa hauteur !

Les racines superficielles (un peu comme les fraisiers) émettent des rejets feuillés qui deviennent de nouveaux arbres. Ces rejets croissent deux fois plus vite que l’arbre dont ils sont issus soit 4m par an !

Autrement dit puisque les coupes forestières ont détruit la quasi-totalité des chênes verts et des pins et créé les conditions propices à son invasion (éclairage et absence de concurrents), seule l’intervention de l’homme pourra en permettre l’élimination !

Si l’on veut que les pins repoussent, Il faudra éradiquer les robiniers en supprimant le réseau de racines superficielles qu’un seul fauchage ne peut éliminer.

A l’occasion des coupes forestières, les ressources accumulées dans l’appareil souterrain des racines de robiniers sont libérées au seul profit des rejets.

Après une coupe à ras, une parcelle de robiniers redevient un fourré impénétrable (épines) en moins de deux ans !

Autrement dit il n’y a pas de retour en arrière possible !



Peut-on se promener dans un bosquet de robiniers ?

Regardez-les, ils poussent en bosquets serrés et sont recouverts d’épines, même les chevreuils ne peuvent y rentrer !

Alors ? Qu’en pensez-vous ? Si vous deviez choisir une forêt ? Éliriez-vous une forêt de robiniers (faux acacias) pour vous y promener ?

Oh, et puis d’ailleurs, c’est très simple, pour terminer ce petit jeu, donnons-nous rendez-vous sur place :

Au parking de la plage de la Mine :

Prenez le chemin piéton qui va vers la mer.

Franchissez la barrière « interdit aux véhicules »

C’est parti, le jeu peut commencer !

Au lieu d’aller comme d’habitude vers la plage, essayez de trouver un moyen de pénétrer dans la forêt de robiniers à votre gauche….

ET ALORS ?

… pour vous récompensez, de votre persévérance, si vous arrivez à vous y frayer un chemin, nous vous offrons votre adhésion de l’année prochaine !!!







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