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Un statut de protection pour la forêt littorale

  • Writer: adljvendee
    adljvendee
  • 1 hour ago
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Illustration de la protection des hauts de falaise (Baie de Cayola)


Nous oeuvrons pour obtenir une extension du statut de forêt de protection, accordé aux chênes verts thermo-atlantiques de la Gironde (UE 2180-2), à celui de la forêt des chênes verts thermo-atlantiques du littoral atlantique. Au titre de la loi du 28 avril 1922 relative aux forêts de protection, dite « Loi Chauveau », qui concerne la protection des forêts qui contribuent à limiter un risque, par action simultanée de trois facteurs d’érosion, maritime, éolienne, ruissellement des eaux pluviales. Nous avons déposé une contribution pour le PNRN (Plan National de Restauration de la Nature) :


 

Raisons pratiques et incontestables pour préserver les chênes verts :

1)Substantielles économies : Maintenir ces forêts littorales de chênes verts dans la zone de protection des 100 mètres, comme tel était le cas dans les codes forestiers ONF, avant les arrêtés Natura 2000 de restauration d’espèces considérées comme prioritaires (cynoglosse des dunes et pélobate cultripède), qui impliquent la restauration de la dune grise au détriment de la dune boisée, permettrait sans nul doute de substantielles économies !

 

En effet, les opérations de coupes de chênes en haut de falaise (et non en arrière-dune), n’ayant eu pour effet que de favoriser la pousse de laitues vireuses, doivent se renouveler chaque année. Si des mesures devaient être prises pour limiter l’érosion (enrochement, injection dans les hauts de falaises etc…), le coût à supporter serait substantiellement plus élevé que de favoriser la libre évolution du milieu, à savoir la croissance des chênes verts atlantiques littoraux parfaitement adaptés à ce rôle


2)Protection du milieu ambiant et rôle écologique primordial :

Le chêne vert atlantique possède à l’instar de la mangrove tropicale des Atouts uniques et indispensables :

Il constitue une formation unique :

- Résistance à la sécheresse : avec ses feuilles à cuticules épaisses, quasi imperméables, limitent l’évaporation.

- Résistance au sel et aux embruns : résiste parce qu’il forme un massif compact qui s’élève progressivement.

- Résilience et robustesse : pousse même sur un sol aride et salé, forme une protection dense, grâce à des racines noueuses et résistantes, une ramure enchevêtrée dont le feuillage persistant colmate les interstices.

- Germination : la forme et la taille des glands s’adapte à la sécheresse.


Son rôle écologique est fondamental, résilient au changement climatique,

il assure :

- Protection des côtes, bouclier naturel de protection contre les vents et les embruns : zone de transition entre la terre et la mer, essentielle à la protection des écosystèmes atlantiques, il constitue une première ligne de défense contre l’érosion éolienne et les tempêtes dévastatrices.

- Puits de carbone : avec ses feuilles persistantes et son feuillage dense, il capte, au contraire des caducs, du carbone toute l’année.

- Adapté au changement climatique, il en atténue les aléas : limite l’élévation de température et restitue le petit cycle de l’eau.

- Facteur de lutte contre l’érosion Son système racinaire enchevêtré permet de retenir les sols ; la densité de sa ramure et de son feuillage, limite l’érosion par ruissellement, et le ravinement.

- Facteur de lutte contre les inondations, les plans de prévention des risques littoraux recommandent la libre évolution des milieux.

- Écosystème unique, il abrite la biodiversité : Lieu d’habitat annuel ou site d’accueil des migrations, lieu de nourriture des chiroptères qui éliminent les insectes parasites, il contribue à la bonne santé, des écosystèmes côtiers.

- Source de subsistance : il permet grâce à ses glands abondants la subsistance d’une nombreuse faune sauvage.

 

C’est pourquoi et suivant également les préconisations du rapport de synthèse du CESER-arbre-octobre 2022 qui propose d’accompagner les communes du littoral dans la préservation de leurs forêts qui participent au maintien des dunes, barrières naturelles pour les risques de submersion marine afin de limiter l’érosion dévastatrice de nos côtes nous demandons la suspension de toute coupe de chênes verts dans la bande littorale de protection des 100 mètres, en lien avec les préconisations précédent les mesures de restaurations et explicitées dans le rapport ONF « guide sylviculture » (1) et les écrits du naturaliste M Bournerias (2)

 (1) Bournerias Marcel, Pomerol Charles, Turquier Yves - Guides Naturalistes des Cotes de France : La Côte Atlantique entre Loire et Gironde. ISBN 10 : 2603006037, Delachaux & Niestle, Neuchâtel and Paris, 1987.

(2) Sardin Thierry, ONF-Guide des sylvicultures- Forêt littorales atlantiques dunaires-ISBN : 978-2-84207-337-4.)


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