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Les mesures de gestion que nous proposons



Nous avons défini différents objectifs :


Objectif : Favoriser le maintien des boisements dunaires climaciques


Protection des hauts de falaise contre le ravinement, par :

o Limitation de l’impact du tourisme sur les zones les plus fréquentées.

o Revégétalisation par protection des yeuses prostrées seules aptes à empêcher le ravinement des sols des hauts de falaise en évitant le ruissellement des eaux.

(cf notre contribution photographique FNE85-Contribution-rôle de l’yeuse


Élimination des robiniers des zones récentes et médiantes (zone rouge et bleue)


Contrôle/exploitation des zones de peuplement de robiniers de très haute taille

Contrôle des boisements de façon à laisser évoluer vers des chênaies



Objectif : zones littorales : Lutter contre les espèces invasives


GH 2. Gestion et lutte contre les espèces invasives (en référence à notre cartographie)

Régulation de la population de corneilles, que l’on retrouve sur l’estran et en forêt et sont cause de la disparition de la biodiversité

Élimination totale des zones de robiniers jeunes, conséquence de la politique de gestion sylvicole (cf zone rouge)

Elimination progressive des zones de peuplement médian de robiniers (zone bleue)

Contrôle et exploitation des robiniers de grande taille (zones noires)


Mesures de gestion proposées :


1) Protection contre le piétinement,

Pour rendre compatible l’accroissement de la fréquentation avec la protection du littoral, la pose de ganivelles doit être poursuivie et intensifiée.

(Dans les secteurs précédemment signalés : secteur Sud-Est de la Mine, dune du four à chaux et à divers endroits du sentier du Payré où elles ont été endommagées)


2) Création d’accès au littoral ou de points de vue, à des endroits ciblés pour éviter la dégradation aléatoire due à une fréquentation peu respectueuse des lieux.


3) Intensifier la lutte contre le robinier invasif :

Si on laisse faire « la dynamique naturelle », la forêt littorale sera une forêt monospécifique de robiniers à très court terme.

Nous ne pouvons accepter la proposition qui a été faite par l’ONF et le département de se donner un an pour étudier d’éventuels moyens de lutte contre le robinier.

L’invasion datant de 2019 dans la zone des Sables de la Grange, ne pas intervenir rendra irréversible la transformation de la chênaie en friche de robiniers, alors que leur progression n’est pas inéluctable et que d’autres régions se sont saisies de ce problème et ont élaboré des méthodes de lutte.


Les peuplements de robiniers étant par zones équiennes, il est relativement facile de les éliminer, suivant la méthodologie définie par le Conservatoire d’Espaces Naturels – région Rhône Alpes, cf extraits du mini guide de lutte contre le Robinier :

- Pour les jeunes pousses (Sables de la Grange) : l’arrachage manuel (quand c’est encore possible) et cinq débroussaillages par an.

- Autres méthodes : arrachage mécanique,

- Écorçage,

- Méthode Gamar.


La pousse de robiniers peut avoir un rôle enrichissant dans un autre écosystème, mais dans l’écosystème de la forêt endémique littorale son rôle est dévastateur, tant pour la flore que pour la faune.



Suivant le guide naturaliste de Boumérias, Pomerol, Turquier (édition Delachaux et Niestlé – 1987) :


« Le chêne vert, qui subsiste rarement en peuplement étendu constitue vis-à-vis des influences maritimes une protection particulièrement efficace en raison de sa densité, de sa ramure enchevêtrée dont le feuillage persistant et coriace colmate les interstices. »


« Il s’agit des restes de la végétation originelle du littoral vendéen, particulièrement adaptée à la fixation et à la protection des dunes côtières, pourtant presque partout transformée et anéantie par l’homme ».


Cette forêt d’yeuse est un patrimoine exceptionnel unique à notre région, qui possède les conditions climatiques (faible pluviosité et moyenne thermiques élevées) idéales pour son développement. Ainsi l’yeuse ne s’étend ni au nord en Bretagne ni au sud de notre région, en Aquitaine. Les formes tourmentées de cette magnifique forêt littorale ombragée en font un attrait touristique exceptionnel.


Elle seule permet la protection des cultures de l’arrière-pays : elle ne peut être remplacée par des robiniers qui perdent leurs feuilles en hiver et qui n’ont qu’une faible résistance au vent qui les renverse.


La protection des cultures et de l’arrière-pays a besoin du couvert végétal de la forêt d’yeuse, tout comme la forêt d’yeuse a besoin de notre protection.


L’évolution défavorable de la situation, notamment au niveau de l’accès de la plage de la Mine, à l’arrière de la plage du four à chaux, dans la zone des Sables de la Grange et également au Havre du Payré en lisière de la forêt d’yeuses où se développent ronces et robiniers, appelle des actions.



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